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mercredi 29 octobre 2008

Prenez des mesures maintenant pour protéger votre vision plus tard

Une consommation alimentaire élevée d'antioxydants incluant la bêta-carotène, la vitamine C, la vitamine E et le zinc, peut réduire le risque de développer une dégénérescence maculaire liée à l'âge, la cause la plus commune de cécité permanente dans les pays développés.

La dégénérescence maculaire est une maladie dégénérative rétinal qui provoque la perte progressive de la vision centrale et la cause la plus commune de la perte de la vision chez les individus au-delà de 55 ans dans les pays développés. Bien qu'elle ne provoque que rarement la cécité totale, la dégénérescence maculaire détruit la vision centrale nécessaire pour exécuter beaucoup de tâches quotidiennes que nous prenons pour acquises telles que : reconnaître des visages et des couleurs, regarder la télévision, faire de la lecture, conduire, exécuter un travail minutieux et détaillé et parcourir en toute tranquillité les escaliers. Le risque de développer une dégénérescence maculaire augmente avec l'âge. Un rapport publié dans « the Journal of the American Medical Association » a constaté que les individus dont le régime contient de hautes quantités de bêta-carotène, de vitamine C, de vitamine E et de zinc ont un risque inférieur significatif de développer une dégénérescence maculaire que les gens dont le régime contient des niveaux inférieurs de ces nutriments. Cette étude a inclus 4 176 hommes et femmes à risque de dégénérescence maculaire qui étaient des participants à l'Étude de Rotterdam incluant 7 983 hommes et femmes âgées de 55 ans et plus. La consommation des nutriments a été évaluée via des questionnaires de fréquence des aliments complétés par tous les sujets. Les participants ont subi des examens des yeux lors de l'inscription et trois fois pendant les huit années de suivi. 560 sujets ont été diagnostiqués avec une nouvelle dégénérescence maculaire pendant la période de suivi. Les participants avec une consommation au-dessus de la moyenne de tous les quatre nutriments incluant la bêta-carotène, la vitamine C, la vitamine E et le zinc, avaient un risque réduit de dégénérescence maculaire de 35 % comparé à ceux dont la consommation de n'importe lequel des nutriments était au-dessous de la moyenne. Cette étude suggère que le risque de développer une dégénérescence maculaire peut être réduit par le régime; en particulier par la les antioxydants alimentaires: la bêta-carotène, la vitamine C, la vitamine E et le zinc.

Source: Dietary Intake of Antioxidants and Risk of Age-Related Macular Degeneration, Redmer van Leeuwen, Sharmila Boekhoorn, Johannes R. Vingerling, Jacqueline C. M. Witteman, Caroline C. W. Klaver, Albert Hofman, Paulus T. V. M. de Jong, JAMA 2005;294:3101-3107

dimanche 19 octobre 2008

La métaanalyse de JAMA sur les antioxydants — les données dégradées, l'analyse biaisée et les conclusions inappropriées

« Dans le monde de la science, tout se sait rapidement et tout se discute. L'an dernier une métaanalyse du Journal of American Medical Association (JAMA) a été publiée sur les potentiels effets négatifs des antioxydants. Certains de mes collègues scientifiques m'ont rapporté cette étude à la suite d'une discussion sur la prise de suppléments antioxydants et m'ont fait part de leurs inquiétudes. Des réponses ont été données à ce sujet afin d'éclaircir la situation. Je tenais à partager avec vous ces dernières, en espérant qu'elles pourront vous éclairer aussi »
Sincèrement, Isabelle Brunet

Des histoires sensationnalisant les résultats d'une étude controversée du numéro du 28 février 2007 du Journal of American Medical Association (JAMA) insinuaient que les antioxydants n'ont aucun bénéfice sur la santé, et en fait, peuvent même mener à une hausse de la mortalité. Dans notre analyse de cette étude, nous ne retenons très peu ou même aucune évidence soutenant cette conclusion.

Il est important de comprendre que cette étude n'était pas un nouvel essai clinique, mais une analyse statistique déterminée par beaucoup d'études (appelée une métaanalyse). Les métaanalyses sont en fait conçues pour rassembler des études semblables aux fins de comparaisons statistiques. Cependant pour cette métaanalyse, les auteurs ont rassemblé des études différant considérablement par leur structure, leur taux d'utilisation, leur durée et leur population étudiée. Après une révision minutieuse, il semble que les auteurs aient analysé simplement des données qui correspondent à une conclusion prédéterminée, ce qui est une utilisation invalide d'une méthode statistique. Ceci est un bel exemple d'une utilisation statistique impropre dans la méthodologie de recherche.

Il y a un grand lot de données incluant des études d'observation, des études épidémiologiques prospectives et des études cliniques randomisées qui a montré les avantages de la supplémentation avec des antioxydants (incluant la réduction des maladies cardiovasculaire, de quelques cancers, le support immun et la réduction de la progression des maladies de l'oeil). De façon intéressante, ces études ont été exclues de l'analyse. Pendant que l'analyse initiale examinait 1201 documents de recherche provenant de 815 essais, seulement 68 essais ont été utilisés dans l'analyse finale. Bien plus encore, quand les résultats initiaux de ces données n'ont pas montré d'effet sur les taux de mortalité, les auteurs ont retiré 21 études supplémentaires (appelé une subanalyse) afin de tirer leur conclusion que les suppléments augmentent le risque de mortalité.

De façon intéressante, dans ces 47 études restantes, les doses utilisées excédaient de beaucoup les taux d'utilisation normaux, et dans plusieurs cas, étaient bien au-dessus des limites supérieures tolérables à consommer (c'est-à-dire qu'ils ont utilisé des doses qui pouvaient ne ne pas être sûres). Par contre, les études éliminées de cette étude utilisaient généralement des doses qui n'ont pas excédé les limites supérieures et étaient plus en accord avec les taux d'utilisation réels.

Finalement, la majorité des études examinées sont des études de prévention secondaires. C'est-à-dire, les populations à l'étude avaient été déjà été diagnostiquées avec des maladies telles que des maladies du cœur et des cancers. C'est une population très risquée à étudier et les conclusions de ces études ne devraient pas être utilisées pour faire des recommandations pour la prévention dans des populations en santé en général.

Nous ne sommes pas les seuls qui ont critiqué ces résultats. Plusieurs organisations scientifiques et d'autres chercheurs ont déjà publié des critiques sur ce papier. Le professeur Balz Frei directeur de l'Institut Linus Pauling à l'université d'Oregon a exprimé :

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"C'est une analyse détériorée de données détériorées et qui fait peu pour nous aider à comprendre les effets réels des antioxydants sur notre santé qu'ils soient favorables ou non. Au lieu de provoquer des dommages, la totalité de l'évidence indique que les antioxydants provenant de la nourriture ou des suppléments ont beaucoup d’avantages sur notre santé, incluant le risque réduit d'être atteint de maladies cardiovasculaires, de quelques types de cancers, de maladies de l'oeil et de maladies neurodégénératives. En plus, ils sont des éléments clés pour améliorer le système immunitaire et la résistance aux infections.

La métaanalyse publiée dans JAMA, qui est une analyse statistique de données publiées auparavant, a jeté un coup d'oeil à 815 essais d'antioxydants, mais a inclus seulement 68 d'entre eux dans son analyse. Deux des études exclues (qui ont été publiées dans le Journal of the National Cancer Institute and the prominent British medical journal Lancet) ont montré des bénéfices substantiels et une mortalité réduite par la consommation de suppléments d'antioxydants.

Si ces deux grandes études avaient été incluses, aucun des effets énoncés sur l'augmentation de la mortalité n'aurait été important à l'exception des effets de la bêta-carotène. La recherche démontrant une plus haute incidence de cancer du poumon chez les fumeurs qui prennent des suppléments de bêta-carotène ou de vitamine A fait partie des vieilles nouvelles et est connue depuis plusieurs années. Il est connu que de très hautes doses de vitamine A ont de multiples effets défavorables sur la santé.

Tout ce que la nouvelle étude démontre vraiment, c'est un biais identifiant des études ou des recherches montrant des effets néfastes provoqués par les antioxydants et le retrait sélectif de recherches qui en montrent les avantages."

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Nous ne savons pas pourquoi les auteurs ont voulu évaluer ce petit groupe d'études soigneusement sélectionné ou pourquoi ils ont ignoré le lot d'évidences publié sur les avantages des antioxydants, mais ceci a l'air d'être une évidente tentative de sensationnaliser des données incomplètes qui ne servent qu'à inquiéter une grande partie de la population qui consomme des suppléments. Nous ne sommes pas dupés par ce rapport. En outre, nous continuerons à fournir à nos associés et clients une large gamme d'antioxydants à utiliser dans le cadre d'un programme nutritif complet.
John Cuomo, Ph D. Executive Director R&D USANA Health Sciences, Inc.

Le texte intégral du communiqué de presse de l'Institut Linus Pauling peut être trouvé ici.

Des commentaires supplémentaires sur l'étude du JAMA peuvent être trouvés aux liens suivants :

Council for Responsible Nutrition
NutraIngredients.com
Natural Products Association
Alliance for Natural Health

lundi 9 juin 2008

Les vitamines dans la prévention des maladies chroniques chez l'adulte

Voici des études parues dans dans le journal de l'association médicale américaine (JAMA) en 2002, et qui permet de comprendre l'importance de prendre des suppléments vitaminiques. Ils sagit de recherches importantes qui ont grandement contribué au tournant vers la supplémentation.

Les syndromes découlant d'une carence vitaminique comme le scorbut et le béribéri sont rares dans les sociétés occidentales. Pourtant, la consommation sous optimale de quelques vitamines, au-dessus des niveaux provoquant le manque de vitamine classique, est un facteur de risque pour les maladies chroniques et commun dans la population générale, surtout chez les personnes âgées. Les niveaux d' acide folique sous optimaux, ainsi que les niveaux sous optimaux de vitamines B6 et B12, sont des facteurs de risque pour la maladie cardiovasculaire, les défauts de tube neural et les cancers du côlon et du sein; les bas niveaux de vitamine D contribuent à l'osteopénie et aux fractures; et les bas niveaux de vitamines antioxydantes (les vitamines A, E et C) peuvent augmenter le risque de plusieurs maladies chroniques. La plupart des personnes ne consomment pas les quantités optimales de toutes les vitamines dans leur régime alimentaire quotidien seulement. Selon l'évidence des essais randomisés, il semble prudent pour tous les adultes de prendre des suppléments vitaminiques. L'évidence de base pour adapter le contenu de multivitamines aux caractéristiques spécifiques des patients comme l'âge, le sexe et l'activité physique et pour évaluer les niveaux de vitamines pour guider les pratiques de supplémentention spécifiques est toutefois limitée. Les docteurs devraient faire des efforts spécifiques pour se renseigner sur l'utilisation des vitamines chez leurs patients afin que ces derniers prennent les vitamines qu'ils devraient, comme l'addition d'un supplément de folate pour les femmes en âge d'enfanter et éviter des pratiques dangereuses comme de hautes doses de vitamine A pendant la grossesse ou les doses massives de vitamines liposolubles à tous les âges.

Source: Vitamins for Chronic Disease Prevention in Adults:Clinical Applications. JAMA. 2002;287(23):3127-3129. Robert H. Fletcher; Kathleen M. Fairfield.


Bien que les carences vitaminiques sont rarement présentes dans les pays développés, la consommation insuffisante de plusieurs vitamines est associée à la maladie chronique.Certains groupes de personnes sont à plus haut risque de carence vitaminique et d'un niveau sous optimal de vitamines. Beaucoup de spécialistes peuvent ignorer les sources alimentaires de vitamines ou peu sûrs des vitamines ils devraient recommander pour leurs patients. L'excès de vitamine est possible avec l'addition d'un supplément, particulièrement pour les vitamines liposolubles. La consommation insuffisante de plusieurs vitamines a été reliée aux maladies chroniques, en incluant la maladie coronarienne, le cancer et l'ostéoporose.

Source: Vitamins for Chronic Disease Prevention in Adults: Scientific Review. JAMA. 2002;287:3116-3126.Kathleen M. Fairfield, MD,DrPH; Robert H. Fletcher, MD,MSc


Suggestion de lecture:
An Evidence-Based Approach to Vitamins and Minerals.
Voici un livre classant les différents nutriments, leur rôle dans le corps humain, les répercussions de leur carence, leur rôle dans la prévention de la maladie ou le traitement si connu, les différentes sources, les précautions concernant les doses et les interactions médicamenteuses, et les recommandations de l'Institut Linus Pauling dans le maintien de la santé (version anglaise seulement).